Comment trancher entre une SA et une SARL en Suisse : quelles conséquences fiscales pour ma société ?
Hello les pros de la finance, Je me creuse la tête depuis des jours 🤯. J'aimerais bien avoir votre avis sur un truc qui me turlupine. Voilà, je suis en train de monter ma boîte en Suisse et je suis face à un dilemme cornelien : SA ou SARL ? Au-delà des aspects administratifs (capital de départ, etc.), ce sont surtout les implications fiscales qui m'inquiètent 😥. J'ai beau lire des articles et des comparatifs, je m'y perds un peu. Est-ce que certains d'entre vous ont déjà fait ce choix et pourraient me faire part de leur expérience ? Y a-t-il des pièges à éviter absolument ? Des avantages cachés d'un statut par rapport à l'autre ? Merci d'avance pour vos lumières ! ✨
Commentaires (15)
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Merci beaucoup pour vos retours et conseils ! C'est vraiment top de pouvoir bénéficier de vos expériences. Je vais potasser tout ça et creuser les pistes que vous avez soulevées.
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Pour compléter ce qui a déjà été dit, un point souvent négligé est la prévoyance professionnelle. La SARL peut offrir une plus grande flexibilité pour optimiser les cotisations sociales du gérant, ce qui a un impact direct sur la prévoyance vieillesse. 🤔 Regardez attentivement les régimes de LPP (prévoyance professionnelle) et les possibilités de cotisations volontaires. Cela peut faire une différence significative à long terme, surtout si vous prévoyez de rester longtemps à la tête de votre entreprise. 💼 Un bon conseiller en prévoyance pourra vous simuler différents scénarios. 😉
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Cécile a raison, la prévoyance professionnelle est un aspect à ne surtout pas négliger. Souvent, on se focalise sur l'impôt sur le bénéfice ou le capital, mais les cotisations sociales et la LPP peuvent peser lourd, surtout à long terme. En Suisse, le système de prévoyance est basé sur 3 piliers. Le 1er pilier (AVS/AI) est obligatoire pour tous. Le 2ème pilier (LPP) est obligatoire pour les salariés et les indépendants qui atteignent un certain niveau de revenu annuel. Et le 3ème pilier est facultatif, mais vivement conseillé pour compléter les deux premiers. La SARL offre une certaine souplesse, notamment au niveau du 2ème pilier pour les gérants majoritaires. Il est possible, sous certaines conditions, d'optimiser les cotisations et de choisir un niveau de couverture adapté à ses besoins et à sa situation financière. Par exemple, si CaraïbesEnFeu prévoit un chiffre d'affaires important dès le début, il pourrait être intéressant de cotiser davantage au 2ème pilier pour se constituer une retraite plus confortable et bénéficier d'avantages fiscaux immédiats. À l'inverse, dans une SA, les marges de manœuvre sont souvent plus limitées, surtout si l'on est simple administrateur salarié. Les cotisations sont généralement calculées sur la base du salaire et il est plus difficile d'optimiser la situation. Pour donner un ordre de grandeur, prenons l'exemple d'un gérant de SARL qui gagne 120'000 CHF par an. S'il choisit de cotiser au maximum au 2ème pilier, il peut potentiellement déduire jusqu'à 8% de son revenu imposable, ce qui représente une économie d'impôt non négligeable. De même, les versements effectués dans le 3ème pilier sont également déductibles, dans la limite des plafonds fixés par la loi (par exemple, 7056 CHF en 2024 pour le 3ème pilier lié). Bien sûr, il est important de faire des simulations précises avec un expert en prévoyance pour évaluer l'impact de ces choix sur la situation personnelle et familiale. Mais il est clair que la SARL peut offrir des opportunités intéressantes en matière d'optimisation fiscale et de prévoyance vieillesse. Le choix final dépendra de nombreux facteurs, mais il est essentiel de prendre en compte cet aspect dans sa réflexion.
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Quand CryptoVanguard26 parle des "marges de manœuvre plus limitées" dans une SA, c'est un point qui me semble digne d'intérêt. Est-ce que cela signifie concrètement que la SA est moins flexible pour adapter sa stratégie fiscale en fonction des évolutions de l'entreprise ? Par exemple, si l'on souhaite réinvestir massivement les bénéfices plutôt que de se verser des salaires élevés, est-ce que la SA présente des contraintes particulières ? Je me demande si ce manque de flexibilité peut avoir un impact sur la capacité de l'entreprise à s'adapter aux fluctuations du marché.
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InvestitionSinn44 soulève une excellente question concernant la flexibilité de la SA face aux évolutions de l'entreprise. Et en effet, c'est un point déterminant. Un aspect souvent oublié, c'est la question de la transmission de l'entreprise. Une SA peut faciliter la transmission des parts, notamment via des actions nominatives ou au porteur, ce qui peut être un avantage non négligeable si CaraïbesEnFeu envisage de céder ou de transmettre son entreprise à terme. La SARL, avec ses parts sociales, est souvent perçue comme moins "fluide" de ce point de vue.
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Fluide, c'est un bien grand mot... La transmission d'une SA, avec ses actions au porteur qui peuvent se balader n'importe comment, ça peut aussi être un cauchemar si on ne maîtrise pas le truc, non ? Sans parler des risques de blanchiment... Faut pas non plus voir que le coté pratique, y'a aussi l'aspect sécurité qui compte.
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C'est vrai que j'ai peut-être un peu simplifié le truc en parlant de "fluidité". La sécurité, c'est primordial, et tu as raison de le souligner. Les actions au porteur, c'est pratique, mais ça peut vite devenir un véritable casse-tête si on n'est pas super rigoureux. Et les risques de blanchiment, c'est pas une blague, faut être hyper vigilant. Mieux vaut des actions nominatives bien encadrées qu'un bordel sans nom, c'est sûr !
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Entierement d'accord.
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Wonder Woman a raison, la sécurité c'est pas une option, surtout avec les histoires de blanchiment qui traînent 😬. Mieux vaut se compliquer un peu la vie au départ et dormir sur ses deux oreilles après. Les Caraïbes, c'est beau, mais c'est pas toujours un long fleuve tranquille... 🌴🌊
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Totalement d'accord avec ce qui a été dit sur la sécurité. Et pour compléter, je trouve cette vidéo assez pertinente pour comprendre les enjeux fiscaux en Suisse selon les cantons. Ça peut donner des pistes :
(La vidéo s'appelle "Fiscalité des entreprises en Suisse : où payer moins d'impôts ?" et compare les cantons, ça peut aider à se décider.) -
Super utile, la video ! Merci pour le partage CryptoVanguard26.
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Mouais, les impôts... On dirait qu'on n'a que ça à la bouche, maintenant. La vidéo est pas mal, je dis pas, mais elle survole tellement de trucs qu'on se retrouve avec plus de questions qu'avant. C'est toujours la même rengaine : "ça dépend". Ça dépend de ton canton, ça dépend de ton chiffre d'affaires, ça dépend de tes employés, ça dépend de ta grand-mère... Bref, ça dépend de tout, sauf de ce qui est vraiment important : est-ce que tu crois en ton projet, oui ou non ? Parce que bon, on peut ergoter pendant des heures sur le taux d'imposition du bénéfice dans le canton de Zoug (11,9 % d'après la vidéo, si j'ai bien compris) ou celui de Genève (un peu plus élevé, apparemment), à la fin, si ton produit est nul, bah... tu vas pas aller loin, hein. Puis bon, cette obsession pour la "fiscalité avantageuse", ça me gonfle un peu. On dirait qu'on veut tous devenir des exilés fiscaux à Saint-Barthélemy. Faut bien que l'État se finance, non ? Les routes, les écoles, les hôpitaux, ça pousse pas dans les arbres. Bon, après, je dis ça, mais je suis ingé info, pas fiscaliste. Peut-être que je suis naïf. Mais bon, comme disait je sais plus qui, "l'enfer est pavé de bonnes intentions". À force de vouloir optimiser à tout prix, on finit par se perdre dans des montages complexes et on oublie l'essentiel : créer de la valeur. Donc, CaraïbesEnFeu, mon conseil (qui vaut ce qu'il vaut) : fais ce qui te semble le plus simple et le plus honnête. Le reste suivra (ou pas, mais au moins tu auras la conscience tranquille... enfin, c'est ce que j'essaie de me dire). Nan parce qu'en vrai, j'ai l'impression que t'auras autant de chances de succès qu'en jouant à la roulette russe. Etant donné mon défaistisme, il est probable que ton projet ne décolle jamais.
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IronClad7 a pas tort. Trop se focaliser sur la fiscalité, c'est oublier le principal : le business model. Si t'as pas ça, cherche pas midi à 14h 🤷♂️. Et puis, faut pas non plus se transformer en fraudeur pour gratter 2 francs. Un peu de civisme, quoi ! 😉
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Exactement ! 🎯 Mieux vaut un bon produit avec une fiscalité "normale" qu'une usine à gaz optimisée à l'extrême mais sans clients. 😉
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Carrément. C'est un peu le syndrome de l'arbre qui cache la forêt, cette histoire de fiscalité... 🌳 Au final, faut vendre, quoi. 😉
CaraïbesEnFeu
le 23 Septembre 2025